Ces premiers pas… la séduction au-delà des cultures

(English version here, please)

Gregre couple BLOG(3)Je vous vois déjà sourire chers lecteurs, en découvrant ce titre. Nous le savons tous, chaque début d’histoire d’amour a ses instants plein de charme et des côtés amusants aussi. Surtout quand l’un des deux ne comprend pas que l’autre essaie de le séduire. Je ne peux pas m’empécher de vous fredonner une chanson allemande que vous connaissez peut-être, puisqu’elle a été traduite et chanté en français. Le titre original est « Aurélie so klappt das nie » (Wir sind Helden, 2004), en français on parle de “Aurélie, c’est pas Paris”.

(…) Ach Aurélie – kapiert das nie
Chaque soir la même question
Quand m’aimera enfin un garçon

Aurélie, c’est pas Paris
Tu demandes trop aux Allemands
Les Berlinois flirtent subtilement

Aurélie, mais oui tu plais aux hommes d’ici
Ouvre les yeux et vois ce regard qui te suit
S’il ne te siffle pas, tu ne le vois pas
Tu fais le premier pas, et il s’en va
Mais sache qu’ici un non peut bien dire oui (…)

Pour mon projet de publication Familles Bilingues, la parentalité entre les cultures (plus d’informations ici), j’ai voulu en savoir plus sur les couples que j’interviewais. Je leur ai demandé de me parler de leur histoire d’amour, comment tout avait commencé, les premiers pas…Gregre couple BLOG(2)
Ainsi, de merveilleuses histoires m’ont été narré, dont certaines dévoilent ô combien en matière d’amour les attentes et les coutumes sont différentes de pays en pays.

Découvrez l’histoire d’Elise et Manuel, ensuite celle d’Anne et Shaief, avant de terminer sur celle de Suay et James.

Elise et Manuel, un couple Franco-Colombien

Elise “Je me rappelle de notre rencontre dans une école linguistique à Oxford où nous étions avec d’autres étudiants pour faire progresser notre anglais. J’ai dû reculer tellement tu m’as collé ; on discutait pour se présenter et tu étais de plus en plus près et je reculais, reculais, reculais… ” (elle rigole)

Manuel « Ben oui, rien de bien étrange pour moi. En Colombie, avec les femmes il y a une proximité quand on leur parle, c’est tout á fait normal. »

Anne et Shaief, Anne est Américaine (venant du Texas) et Shaief est originaire de Trinidad et Tobago

Shaief  ” Pendant mes études aux États-Unis, j’avais l’impressions que les filles américaines étaient très bruyantes et qu’elles faisaient souvent le premier pas. Certaines m’ont même demandé de devenir leur copain, ce qui m’a terriblement choqué, car chez moi, à Trinidad et Tobago, ce serait impensable. C’est l’homme qui décide de la rapidité d’une relation.”

Anne « Nous nous sommes rencontrés à l’université où nous étions tous les deux pions en résidence universitaire et représentants des étudiants. J’ai été attiré par sa différence, sa voix, la façon dont il parlait et aussi qu’il faisait de la musique, ce qui m’impressionnait. On a passé beaucoup de temps ensemble, il me plaisait, mais je sentais qu’il était bien trop sérieux pour s’intéresser à une relation. Donc je ne lui ai jamais posé la question…
Ensuite il est allé poursuivre ses études à Barston et je suis partie à New York pour y enseigner. Nous étions séparés par 4h de route, ce qui n’est pas grand-chose lorsqu’on vit aux États-Unis. Nous nous sommes rendus visite. Je me rappelle alors d’un repas lors de mon premier passage à Barston. J’étais follement amoureuse de lui et avait l’impression de le séduire, lorsque lui me confie être très malheureux qu’on ne puisse pas être ami avec une Américaine et que ces dernières ne cherchaient qu’à le draguer… »

(Il lève ses yeux au ciel et sourit) “J’avoue n’avoir rien remarqué, je pensais parler à une amie…”

« Et moi j’étais déçue et triste…(…) »

“Enfin finalement, je suis venu te rendre visite à New York et tu m’as séduite pendant mon splendide séjour …”

Suay et James, Suay est Thailandaise et James est Anglais

Gregre couple BLOG1James « Nous travaillions tous les deux à Bangkok dans un hôtel, tu étais à la réception et j’étais en charge de groupes touristiques. Je parlais quelques bribes de Thaïlandais et de te rencontrer m’a beaucoup motivé d’apprendre d’avantage le Thaï pour échanger avec toi dans ta langue natale. Mais au début nous parlions anglais…»

Suay “Un ami qui travaillait aussi à l’hôtel t’a mis la puce à l’oreille et ta encouragé de m’inviter un soir. Mais je n’étais pas disponible, je me rappelle plus, mais j’avais un truc qui m’a empêché de te dire oui.”

« Mais je savais que les femmes thaï, connues pour être possessives, sont aussi très directe. Si elles veulent sortir avec vous, elles vous le feront comprendre. (…) Une manière directe probablement relié à l’attente culturelle de se marier et de fonder un foyer… Enfin, mon expérience avec les femmes thaïlandaises, aussi petite soit-elle, m’a toujours confirmé de cette manière directe de parler, elles n’en feront pas tout un plat. »

“C’est exacte, si je n’avais pas voulu te rencontrer, je n’y serais pas allée avec le dos de la cuiller, je t’aurais dit non ! “

« En Angleterre, après avoir essuyé un refus, je pense que je n’aurais pas insisté. Mais puisque nous étions en Thaïlande je savais que ce n’était pas un râteau, donc je me suis pointé le lendemain. Et on est sorti ce soir-là ensemble… »

 Merci à Elise et Manuel, Anne et Shaief, ainsi que Suay et James
pour leur disponibilité, leur gentillesse et leur soutien.
À bientôt sur les pages d’OxFrogNews !

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