Merry Christmas +1 month

Have you noticed? Gregre Noel2014One month ago Christmas was in the air! Let’s close our eyes and be there again… Christmas! In the baubles, trees, and nativity scenes, everywhere the atmosphere is festive. The child in us could not wait until Christmas. But waiting for what? Father Christmas, Baby Jesus, the Christmas Eve or Christmas morning? What about the German Nikolaus (Santa Claus) coming on the 6th December or the three wise men arriving one month later at Epiphany – how do multicultural families celebrate Christmas? And what about those who also are from different religions?

In all my encounters for my project the Christmas-topic is one central element, and in most cases the parents themselves bring up its significance in their life. It looks like the main cultural event they want to transmit to their children. Some of them cite some memories from their childhood, and I feel how much these are related to a positive and fundamental experience in their lives. All agree that Christmas is a moment where cultural differences are definitely present and that multicultural parents have to find some compromises.
The book Bilingual Families: Bringing Up Children between Cultures will bring together lots of different anecdotes about this main subject, but in the meantime, have a glance at these extracts and why not comment on your own experience!

Magda and Stefan met in Germany, she is Polish and he Austrian. Their work brought them to Britain where they build a family. They have an eight-year old son who speaks Polish, German and English.

At Christmas we just combine everything: we celebrate the arrival of the Christkind (Baby Jesus, in Austria) and we prepare a biscuit and a carrot for the reindeer of Santa Claus. So far our son is not questioning anything. The three traditions take place in our own ritual around Christmas. First the Christkind like an angel rings a bell outside and brings gifts, as this is usual in Austria. Outside as well, Santa drinks milk and the reindeer eats its carrot. And in Poland the tradition is to go upstairs in your bedroom and watch for the first star in the sky, which means the presents will come. We’re preserving this magic triangle but we know it won’t last for ever…

For Céline and Ridvan a French-Albanian couple, Christmas was a tradition to create. Used to a Muslim atmosphere in Albania, but not practicing the religious rituals, Ridvan didn’t know much about Christmas. The arrival of their children gave them a reason to build a tradition around Christmas. For them it’s a day of joy and a day for the family.

Ridvan
Celebrating Christmas is something we have done since we have been together and especially since the kids. We do a bit of decoration, have some gifts and a nice meal together. And now even my family in Albania says “Happy Christmas” to us. For them the biggest day in the year is New Year, but they understand the sense of Christmas and want to share it with us.

For Nathan and Melanie the Christmas-topic is quite delicate as it doesn’t have the same place in their original culture. Nathan is Israeli, for him as a Jewish there is no Christmas but other holidays like Hanukkah or Yom Kippur. Melanie grew up in Germany and even if her family is not particularly religious she was used to Christmas. For her marriage she converted to Judaism which is the religion they practice in their family. The fact that they are all Jewish means that there is no more Christmas for them. Continue Reading

1001 cartes de vœux

Gregre cartes de voeuxGregre est devenu bien british en ce début d’année. Il exhibe toutes ses cartes de vœux et attire la convoitise des voisins. Car attention, au-delà de la simple marotte anglaise, l’écriture et la réception de cartes de vœux est un must, un to do annuel. Le marathon doit commencer début novembre, car vu le nombre de cartes que chacun reçoit cela ne se fait pas juste sur un coin de table un dimanche après-midi. C’est de l’organisation germanique !
Tiens justement, le calendrier et espace de stockage en ligne Journl (crée par une équipe d’entrepreneurs à Oxford) a offert à tous ses clients une application pour préparer les fêtes et un dossier était dédié, vous avez deviné? Oui, aux cartes de vœux : quelle carte, pour qui, envoyée quand… ?
Je n’ose pas leur demander aux amis Rosbif s’il y a une secrète concurrence de qui a envoyé la carte en premier ? Ce qui est sûr, c’est que tout le monde aime en faire l’exposition dans sa maison. Chez nos voisins Ben&Margaret il y a même un fil au mur qui s’étend autour de dans toutes les pièces, juste en dessous du plafond où sont accrochés tous leurs trésors. Enfin, je les soupçonne d’exposer une collection regroupant les cartes des années précédentes, car je n’arrive pas à croire qu’on puisse recevoir plus d’une centaine de cartes de vœux d’un coup!

Le contenu d’une carte de vœux : un texto écrit à la main ?
« J’aime les recevoir, me confie une voisine amie, c’est un petit signe pour montrer qu’on pense les uns aux autres ! » devant un raisonnable éventail d’une dizaine de cartes. Certes, il est toujours plus touchant de recevoir un courrier qu’un courriel. Déjà il y a le toucher, le choix de la carte (souvent le bénéfice de la carte va à une association caritative), parfois le timbre –si on ne la pas déposé dans la boite aux lettres. Mais pour moi, le cœur du débat se situe dans l’ouverture de la carte, car il n’y a que peu, parfois pas de contenu. Juste une signature, un simple petit « x » pour dire bisous, et si on n’a pas de chance on n’arrive même pas à identifier l’expéditeur. Frustrant pour mon âme littéraire.
Un jour j’ai a eu le culot d’en parler à la maternelle de notre fille – car figurez-vous que les enfants de 3-4 ans « s’écrivent » aussi des cartes de vœux ! Les mamans ont beaucoup rit, mais personne n’a su expliqué d’où venait se manque de texte.
Cette année Gregre a reçu 14 missives et vite vite un bon nombre de cartes de vœux ont aussi été préparé pour les voisins et amis. C’est bon on est resté dans le cadre butoir du mois de janvier !
Mais pour 2015-1016 on a appris la leçon. Avec Gregre en poche je suis allée faire les soldes des cartes de vœux pour être équipée. Le stock est prêt ! L’agenda du mois de novembre 2015 est déjà rempli de rendez-vous d’écriture de cartes de vœux. Juste qu’en famille on sèmera un peu de sel franco-allemand, c’est ça aussi l’intégration multiculturelle : s’approprier les traditions du pays où l’on vit tout en y ajoutant sa propre touche.

Gregre et Charlie à Oxford -un billet d’humeur

Non, Gregre* n’était pas Charlie cet après-midi. Il est resté au fond de la caisse à jouets. C’est Frogette qui est allée se planter devant le Sheldonian, avec bien deux-cent personnes pour scander “Freedom of speech!” Enfin juste un peu. Le rassemblement n’étant pas vraiment ce qu’elle attendait.
Journaliste, elle avait envie de témoigner de l’importance de la liberté de la presse, de la liberté d’expression.
Citoyenne, elle avait envie de faire savoir qu’une des valeurs de base de l’humanité est le respect de la diversité et qu’il y a une place pour chacun dans ce monde.
Quelques affiches JE SUIS CHARLIE, beaucoup d’étudiants, quelques têtes blanches, des familles avec des enfants portant des dessins, des caricatures JE SUIS CHARLIE… on prend des photos, la communauté francaise est heureuse de se retrouver : “J’avais besoin de venir, c’est dur de ne pas être en France en ces moments là.” “Terrible tous ces morts la semaine dernière à Paris, on est solidaire avec les familles.”… Du terre à terre, de l’émotion, on est touché à vif, règne un sentiment étrange de ne pas pouvoir être à Paris. Alors les Français à l’étranger se mobilisent, aussi outre-Manche : Londres, Liverpool, Cambridge… et Oxford.

Quand la liberté d’expression se mort la queue
Une étudiante prend la parole (le rassemblement a été lancé par la Oxford French Society sous le slogan L’AMOUR PLUS FORT QUE LA HAINE, oui c’est ca aussi un point central de solidarité pour Frogette aujourd’hui), hélas à peine perceptible, pour remercier chacun de sa présence. Et c’est là que Frogette découvre que la liberté d’expression peut aussi se mordre la queue. Continue Reading