An Easter Lamb in a rucksack and ringing the bells in Barcelona

Ostern 2016It’s not just about language! You know how I get on my soap box when it comes to multicultural families. People so often continually ask questions about your kid’s ability to juggle with two (or more) languages; how they talk to you, converse with their school mates or their grandparents or even their siblings – important questions, I agree. But what interests me above all is what do I bring from my childhood, from my home-culture and want my own children to experience, to do and to celebrate? There is definitely not just the language but indeed, cultural heritage as well!
Easter provided us with fantastic lesson on that front. As a Franco-German family living in Britain our holidays took us this year –not as usual back to our families- but to a different country. We took the train to leave the island under the channel, past through many different landscapes in France, to finally exit the train at our final destination: Barcelona. How exciting: a new city to explore, a new language to try, a new gastronomy to savour and last, but not least, alternative weather conditions to experience.

A few weeks prior our trip we talked about how we could possibly celebrate Easter, “far away from home”? I brought from my own Christian childhood memories of the recipe for a lamb-cake and my husband could not imagine having Easter without colouring eggs (which by the way is a hassle in Britain, as most of the eggs are brown!) and both of us love the quantities of chocolate collected during an Easter Egg hunt in the garden. Great, but how can we transfer this to a 30m2 flat in central Barcelona with no oven and no garden? Our parental decision was rapid, as we wanted our children to know what goes on at Easter in both of our home-cultures so we allowed some space for that in our luggage. Continue Reading

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Between rain and snow: on a journey towards my book

bonne anneee-09In April 2014 I was in the starting blocks for my first interviews with bicultural couples. Now, thirty-something meetings later, I have a massive bunch of stories, quotes and comments. They come straight from the daily life of multicultural parents, highlight their experience and show how diverse and personal their upbringing style is. Bringing Up Children between Cultures is the working title of my book project. You can follow the up and downs of my writing journey, and also read some very exciting insights from the parents themselves on Twitter: #FamBtwCultures
What started as conversations, interviews and meetings with couples and single parents is becoming a book! A book about multicultural parenting, about the pros and cons of raising children between different languages and cultures, about everyday stories that may inspire you and be a starting point for thoughts and conversations with your partner, friends and other families. Continue Reading

Sharing is caring

I don’t know about you, but at home we have some funny quotes we love to repeat. One of them is “sharing is caring” (with a particular long “aaaa”) which reminds us of a particular Dad in a Eurostar who couldn’t stop chanting this phrase to his two year old daughter. Despite the fact that sharing is an incrGregre couple BLOG(2)edibly difficult process for a toddler (compared to if we had to learn Russian in two days), he patiently persisted (with this message).
Don’t worry, this is not one of my crusades upon the British style of upbringing! I am serious, I want to give a huge compliment to this particular thing I love in my new country. People are caring.
Sure, I did notice it whilst exploring various charity shops – a fabulous concept which is a big step up from just a second-hand shop, as you give your things away for a good cause! Or surfing on the Freegle website. Did you know that Freegle is British? Their idea: building an internet-based service where you can offer things for free or ask for things others may not want to use anymore.
As a family we are particularly interested in all children-related stuff: clothes, books, some toys… so we also like bagging a bargain during “Nearly New Sales” from schools or the NCT (read more here), a very well organised and planned event which gives you the opportunity to shop second-hand and sometimes as new!
But the kindness and the caring character, which I have discovered more over the last few months, is free and practically brought to your doorstep. “I like this British custom to give things away you don’t need anymore” confides my Italian neighbour to me last week. She came around with a bag full of unused nappies, wondering if our little one could use them. It made my day, not the nappies, of course, but this shared generosity; because when somebody gives you something for free, one day you will do the same and, in so doing, sow a bit of happiness.

Une jour-nez rouge

imagesSi vous pensez que je vois (encore) rouge, vous n’y êtes pas du tout.
Je voudrais vous parler de la journée du nez rouge! Allons un peu de sérieux, allez-vous me dire et je suis tout à fait d’accord avec vous. On ne rigole pas du tout. La journée du pullover de Noël (12 décembre), celle du chapeau (27 mars) , celle du “mauvais” pantalon (26 juin) ou encore celle du jean (18 septembre), il y en a pour tous les goûts! Et détrompez-vous, derrière les titres hilarants, se cachent des levées de fonds pour la recherche médicale ou des causes solidaires. C’est la manière british de s’engager et de le montrer à tous. Continue Reading

1001 cartes de vœux

Gregre cartes de voeuxGregre est devenu bien british en ce début d’année. Il exhibe toutes ses cartes de vœux et attire la convoitise des voisins. Car attention, au-delà de la simple marotte anglaise, l’écriture et la réception de cartes de vœux est un must, un to do annuel. Le marathon doit commencer début novembre, car vu le nombre de cartes que chacun reçoit cela ne se fait pas juste sur un coin de table un dimanche après-midi. C’est de l’organisation germanique !
Tiens justement, le calendrier et espace de stockage en ligne Journl (crée par une équipe d’entrepreneurs à Oxford) a offert à tous ses clients une application pour préparer les fêtes et un dossier était dédié, vous avez deviné? Oui, aux cartes de vœux : quelle carte, pour qui, envoyée quand… ?
Je n’ose pas leur demander aux amis Rosbif s’il y a une secrète concurrence de qui a envoyé la carte en premier ? Ce qui est sûr, c’est que tout le monde aime en faire l’exposition dans sa maison. Chez nos voisins Ben&Margaret il y a même un fil au mur qui s’étend autour de dans toutes les pièces, juste en dessous du plafond où sont accrochés tous leurs trésors. Enfin, je les soupçonne d’exposer une collection regroupant les cartes des années précédentes, car je n’arrive pas à croire qu’on puisse recevoir plus d’une centaine de cartes de vœux d’un coup!

Le contenu d’une carte de vœux : un texto écrit à la main ?
« J’aime les recevoir, me confie une voisine amie, c’est un petit signe pour montrer qu’on pense les uns aux autres ! » devant un raisonnable éventail d’une dizaine de cartes. Certes, il est toujours plus touchant de recevoir un courrier qu’un courriel. Déjà il y a le toucher, le choix de la carte (souvent le bénéfice de la carte va à une association caritative), parfois le timbre –si on ne la pas déposé dans la boite aux lettres. Mais pour moi, le cœur du débat se situe dans l’ouverture de la carte, car il n’y a que peu, parfois pas de contenu. Juste une signature, un simple petit « x » pour dire bisous, et si on n’a pas de chance on n’arrive même pas à identifier l’expéditeur. Frustrant pour mon âme littéraire.
Un jour j’ai a eu le culot d’en parler à la maternelle de notre fille – car figurez-vous que les enfants de 3-4 ans « s’écrivent » aussi des cartes de vœux ! Les mamans ont beaucoup rit, mais personne n’a su expliqué d’où venait se manque de texte.
Cette année Gregre a reçu 14 missives et vite vite un bon nombre de cartes de vœux ont aussi été préparé pour les voisins et amis. C’est bon on est resté dans le cadre butoir du mois de janvier !
Mais pour 2015-1016 on a appris la leçon. Avec Gregre en poche je suis allée faire les soldes des cartes de vœux pour être équipée. Le stock est prêt ! L’agenda du mois de novembre 2015 est déjà rempli de rendez-vous d’écriture de cartes de vœux. Juste qu’en famille on sèmera un peu de sel franco-allemand, c’est ça aussi l’intégration multiculturelle : s’approprier les traditions du pays où l’on vit tout en y ajoutant sa propre touche.

Gregre et Charlie à Oxford -un billet d’humeur

Non, Gregre* n’était pas Charlie cet après-midi. Il est resté au fond de la caisse à jouets. C’est Frogette qui est allée se planter devant le Sheldonian, avec bien deux-cent personnes pour scander “Freedom of speech!” Enfin juste un peu. Le rassemblement n’étant pas vraiment ce qu’elle attendait.
Journaliste, elle avait envie de témoigner de l’importance de la liberté de la presse, de la liberté d’expression.
Citoyenne, elle avait envie de faire savoir qu’une des valeurs de base de l’humanité est le respect de la diversité et qu’il y a une place pour chacun dans ce monde.
Quelques affiches JE SUIS CHARLIE, beaucoup d’étudiants, quelques têtes blanches, des familles avec des enfants portant des dessins, des caricatures JE SUIS CHARLIE… on prend des photos, la communauté francaise est heureuse de se retrouver : “J’avais besoin de venir, c’est dur de ne pas être en France en ces moments là.” “Terrible tous ces morts la semaine dernière à Paris, on est solidaire avec les familles.”… Du terre à terre, de l’émotion, on est touché à vif, règne un sentiment étrange de ne pas pouvoir être à Paris. Alors les Français à l’étranger se mobilisent, aussi outre-Manche : Londres, Liverpool, Cambridge… et Oxford.

Quand la liberté d’expression se mort la queue
Une étudiante prend la parole (le rassemblement a été lancé par la Oxford French Society sous le slogan L’AMOUR PLUS FORT QUE LA HAINE, oui c’est ca aussi un point central de solidarité pour Frogette aujourd’hui), hélas à peine perceptible, pour remercier chacun de sa présence. Et c’est là que Frogette découvre que la liberté d’expression peut aussi se mordre la queue. Continue Reading

What is the British upbringing style ?

Gregre Britain BlogWhat is your experience of a British upbringing?” is one of my final questions. All the interviewee-couples told me stories about themselves, their bilingual and bicultural day-to-day challenges but at the end I asked them to talk about their experience in the country they live in; things they like or dislike about the way the parents interact with kids and talk to them; the British style of education.
What surprised me was that they don’t necessary have an idea about that. Some of them seem not to want deeper interaction with locals, or simply don’t have them because they live surrounded by multicultural friends. Though this was only the case with a minority of interviewees, it was interesting to see how much distance there can be between “multicultural” and “monocultural” parents, whilst their kids play together at school or on the playground.

Let’s have a look at those couples who underlined some interesting aspects they didn’t know about British culture, or parts of the upbringing style they particularly like.

Ariane and William: she is French, he is English, they have two adolescent kids. She prefers the more relaxed English style compared to the French style.

Ariane
What I appreciated with the nurseries here is that they consider themselves as being helpful to you. As parents you can come at the time which is convenient for you and your work or family. They are flexible, which is just not possible in France, where the doors open and close at special times or you have to ring. And here you can stay with your kid, if you feel that it’s better, you can stay longer, play a bit and then go. I like this child-oriented atmosphere.

Magda is Polish and Stefan is Austrian, they have one child. The question about the British style of upbringing made them smile… Continue Reading

Polite in the mud ?

footprint-254795_640 Une des premières notions qui nous vient à l’esprit lorsqu’on évoque nos voisins britanniques c’est leur sacro-sainte politesse. On peut râler sur l’éducation libérale des petites têtes blondes d’outre-manche mais une chose est enseignée avec ardeur et ce dès leur plus jeune âge, dire yes, please et no, thank you. Ils ne vous diront probablement ni bonjour ou au revoir, mais merci c’est sacré. Tout comme pardon, à tire larigot, mais ça, c’est un autre sujet.

Qu’elle ne fut pas alors ma surprise, le week-end dernier pendant une excursion en famille lorsque nous nous trouvâmes pris au piège par de la boue vaseuse ayant par moment des aspects de sables mouvants. Le ciel d’un bleu éblouissant nous avait tiré du notre canapé pour nous offrir un air doux et à la fois revigorant. Mais catastrophe, au retour, les jeunes et téméraires parents que nous sommes s’aventurent sur un nouveau sentier.reflection-357065_640-1 Continue Reading

Les vacances sourient à l’Angleterre

Trolley WallyPetits et grands sont dans les starting blocs pour les vacances ! Détail particulièrement amusant de l’autre côté de la Manche : personne n’attend d’être sur les plages de sable fin pour enfiler ses tongues, shorts ou mini-jupes. Dès que le soleil pointe son nez plus de quelques dizaines de minutes -allez j’exagère à peine- on expose sa peau couleur Aspirine pour chopper un brin de Vitamine D. C’est drôle, j’ai alors l’impression d’être en vacances quand je vois mes voisins en tenue estivale dès le mois d’avril!
Pour les amateurs, voici un billet écrit justement en avril, le voici : Ne pas avoir froid… aux yeux !
Revenons à nos… vacances, puisqu’elles sont devant la porte ! Je voulais vous partager cette photo en guise de clin d’oeil déniché à la gare de Paddington à Londres. C’est une façon bien british d’éduquer les personnes à la civilité, la sacrosainte politeness comme dit sur l’île. On peut lire en gigantesque sur le sol de la gare “Don’t be a trolley wally” pour inviter les voyageurs à prendre soin de ne pas écrabouiller les doigts de pied ! Le mot wally désignant de manière familière “une gourde, un zozo ou encore un balourd”. Sur ces entrefaites, je vous laisse faire vos bagages les juillettistes -moi je suis aoûtienne donc les vacances ce sera un peu plus tard… et avec un sac à dos pour éviter tous doigts de pied !

Jeu de sable pédagogique

Little Messy PLay 2014-06 (2)Juste un petit mot de retour de l’école où j’ai déposé notre fillette. J’ai si souvent raté l’occasion de faire une photo de leurs multiples activités qui me donnent toujours envie d’avoir 3 ans… Ce matin, je n’ai pas pu résister devant ce grand bac à sable posé sur une table avec des pinces à cornichons et des baguettes asiatiques. Le tout pour aller à la pêche aux lettres… Vive la dextérité et aussi le plaisir d’écrire son nom avec les nouilles. Un régal pour les sens! Bravo à l’équipe des maîtresses pour leur créativité. C’est la version soft et instructive d’un “messy-play “.