Familles bilingues (F)

Fin avril a commencé l’aventure du livre
“Familles bilingues  : la parentalité entre les cultures”.

L’idée est d’interviewer des couples vivant dans le comté d’Oxford
sur leur expérience quotidienne avec deux ou plusieurs cultures,
langues, traditions, habitudes et styles d’éducation…

A travers des anecdotes, des récits et
des analyses personnelles, ils mettent en avant combien il est enrichissant
mais aussi délicat d’être parents entre plusieurs pays.

Cette page s’écrit comme un livre de bord pour faire découvrir le projet du livre et des extraits des interviews.
Bonne lecture et merci d’avance pour vos commentaires, témoignages et suggestions !

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18 Juillet 2014

L’été pour les familles bilingues : vacances ou visites familiales ?

Gregre vacances 1bisAprès des mois intenses à l’école pour les petits et au boulot pour les grands, est arrivé le temps du repos et de la détente ! Les Allemands parlent de « Tapetenwechsel » (littéralement « changement de tapisserie ») et en effet il est crucial de recharger les batteries en famille.
En ces mois estivaux, je vous propose de découvrir quelques extraits d’interview de mon projet de livre « Familles bilingues : la parentalité entre les cultures ». La question ? Comment gèrent-elles le défi entre vacances en « petit comité » au sein de leur cellule familiale et les attentes de la famille élargie ?

Bonne lecture de ces trois réponses recueillies au fil de mes interviews (pour en savoir plus, lisez ici)

Melanie (36) et Nathan (37) ont deux enfants de moins de 6 ans qui parlent les langues de leurs parents, allemand et hébreu.

Melanie Au début nous avions établi la règle qu’on partirait au moins une fois par an dans chaque pays. Mais finalement, pour être plus réaliste on en faisait plutôt deux voyages par an. (Nathan acquiesce) Et aujourd’hui on en est arrivé à un point où l’on insiste sur nos vacances à quatre, car rendre visite à la famille, ce n’est pas toujours de tout repos.

Nathan Et cette année nous partons pour Israël, mais nous louons dans une autre ville que celle où habite ma famille. C’est près de la plage, dans un lieu idéal pour passer des vacances. De là nous pourrons rendre visite à ma famille, mais ce sera différent. Nous serons indépendants tout étant immergé avec les enfants dans un environnement hébreu.

Zhang et Juan sont originaires de Chine et Espagne. Ils ont un petit enfant de 2 ans.

Juan Habituellement nous allons trois fois par an en Espagne, y aller est plus simple en fait. On part une fois par an en direction de la Chine.

Zhang Mais cela a changé depuis qu’est né notre bébé. Nous tentons d’organiser plus de rencontres avec mes parents. On les a par exemple invité en Angleterre pour qu’ils puissent voir le bébé. Se voir en tant que famille élargie est devenu plus important maintenant que nous avons un enfant.

Emilie (45) et Adrian (47) sont les parents de trois enfants entre 9 et 16 ans. Elle est Suisse et lui est Anglais.

Adrian Le revers de la médaille quand vous êtes une famille bilingue, et particulièrement quand vous vivez dans le pays de l’un des parents, est qu’il y a une forte tendance pour aller dans l’autre pays.

Emilie Après avoir vécu dans quelques pays, nous avons finalement mis le cap sur l’Angleterre. Et je dois avouer que dès que nous sommes en vacances je dois quitter l’île. J’adore aller en Suisse ou en France avec les enfants, pour qu’ils puissent entendre et converser dans la langue que je leur parle : le Français !

Adrian Mais tu ne partirais jamais en vacances en Angleterre, hein?

Emilie C’est exact et j’y ai repensé l’autre fois en me disant que c’était bête puisque les enfants ne connaissent pas bien l’Angleterre… Quand nous partons en vacances, c’est sur le continent. Et lorsqu’on voyage en famille, j’aime partager avec toi aussi les lieux où j’ai passé mon enfance. Je passe la plupart de mon temps en Angleterre, alors j’aime que d’aller en Suisse ce soit comme un échange.

Merci beaucoup à Melanie&Nathan, Zhang&Juan et Emilie&Adrian d’avoir participé à mon projet.

28 Mai 2014

Ces premiers pas… la séduction au-delà des cultures

Gregre couple BLOG(3)Je vous vois déjà sourire chers lecteurs, en découvrant ce titre. Nous le savons tous, chaque début d’histoire d’amour a ses instants plein de charme et des côtés amusants aussi. Surtout quand l’un des deux ne comprend pas que l’autre essaie de le séduire. Je ne peux pas m’empécher de vous fredonner une chanson allemande que vous connaissez peut-être, puisqu’elle a été traduite et chanté en français. Le titre original est « Aurélie so klappt das nie » (Wir sind Helden, 2004), en français on parle de “Aurélie, c’est pas Paris”.

(…) Ach Aurélie – kapiert das nie
Chaque soir la même question
Quand m’aimera enfin un garçon

Aurélie, c’est pas Paris
Tu demandes trop aux Allemands
Les Berlinois flirtent subtilement

Aurélie, mais oui tu plais aux hommes d’ici
Ouvre les yeux et vois ce regard qui te suit
S’il ne te siffle pas, tu ne le vois pas
Tu fais le premier pas, et il s’en va
Mais sache qu’ici un non peut bien dire oui (…)

Pour mon projet de publication Familles Bilingues, la parentalité entre les cultures (plus d’informations ici), j’ai voulu en savoir plus sur les couples que j’interviewais. Je leur ai demandé de me parler de leur histoire d’amour, comment tout avait commencé, les premiers pas…Gregre couple BLOG(2)
Ainsi, de merveilleuses histoires m’ont été narré, dont certaines dévoilent ô combien en matière d’amour les attentes et les coutumes sont différentes de pays en pays.

Découvrez l’histoire d’Elise et Manuel, ensuite celle d’Anne et Shaief, avant de terminer sur celle de Suay et James.

Elise et Manuel, un couple Franco-Colombien

Elise Je me rappelle de notre rencontre dans une école linguistique à Oxford où nous étions avec d’autres étudiants pour faire progresser notre anglais. J’ai dû reculer tellement tu m’as collé ; on discutait pour se présenter et tu étais de plus en plus près et je reculais, reculais, reculais…  (elle rigole)

Manuel Ben oui, rien de bien étrange pour moi. En Colombie, avec les femmes il y a une proximité quand on leur parle, c’est tout á fait normal.

Anne et Shaief, Anne est Américaine (venant du Texas) et Shaief est originaire de Trinidad et Tobago

Shaief   Pendant mes études aux États-Unis, j’avais l’impressions que les filles américaines étaient très bruyantes et qu’elles faisaient souvent le premier pas. Certaines m’ont même demandé de devenir leur copain, ce qui m’a terriblement choqué, car chez moi, à Trinidad et Tobago, ce serait impensable. C’est l’homme qui décide de la rapidité d’une relation.

Anne  Nous nous sommes rencontrés à l’université où nous étions tous les deux pions en résidence universitaire et représentants des étudiants. J’ai été attiré par sa différence, sa voix, la façon dont il parlait et aussi qu’il faisait de la musique, ce qui m’impressionnait. On a passé beaucoup de temps ensemble, il me plaisait, mais je sentais qu’il était bien trop sérieux pour s’intéresser à une relation. Donc je ne lui ai jamais posé la question…
Ensuite il est allé poursuivre ses études à Barston et je suis partie à New York pour y enseigner. Nous étions séparés par 4h de route, ce qui n’est pas grand-chose lorsqu’on vit aux États-Unis. Nous nous sommes rendus visite. Je me rappelle alors d’un repas lors de mon premier passage à Barston. J’étais follement amoureuse de lui et avait l’impression de le séduire, lorsque lui me confie être très malheureux qu’on ne puisse pas être ami avec une Américaine et que ces dernières ne cherchaient qu’à le draguer…

(Il lève ses yeux au ciel et sourit) J’avoue n’avoir rien remarqué, je pensais parler à une amie…

Anne Et moi j’étais déçue et triste…(…)

Shaief Enfin finalement, je suis venu te rendre visite à New York et tu m’as séduite pendant mon splendide séjour …

Suay et James, Suay est Thailandaise et James est Anglais

Gregre couple BLOG1James « Nous travaillions tous les deux à Bangkok dans un hôtel, tu étais à la réception et j’étais en charge de groupes touristiques. Je parlais quelques bribes de Thaïlandais et de te rencontrer m’a beaucoup motivé d’apprendre d’avantage le Thaï pour échanger avec toi dans ta langue natale. Mais au début nous parlions anglais…»

Suay “Un ami qui travaillait aussi à l’hôtel t’a mis la puce à l’oreille et ta encouragé de m’inviter un soir. Mais je n’étais pas disponible, je me rappelle plus, mais j’avais un truc qui m’a empêché de te dire oui.”

« Mais je savais que les femmes thaï, connues pour être possessives, sont aussi très directe. Si elles veulent sortir avec vous, elles vous le feront comprendre. (…) Une manière directe probablement relié à l’attente culturelle de se marier et de fonder un foyer… Enfin, mon expérience avec les femmes thaïlandaises, aussi petite soit-elle, m’a toujours confirmé de cette manière directe de parler, elles n’en feront pas tout un plat. »

“C’est exacte, si je n’avais pas voulu te rencontrer, je n’y serais pas allée avec le dos de la cuiller, je t’aurais dit non ! “

« En Angleterre, après avoir essuyé un refus, je pense que je n’aurais pas insisté. Mais puisque nous étions en Thaïlande je savais que ce n’était pas un râteau, donc je me suis pointé le lendemain. Et on est sorti ce soir-là ensemble… »

 Merci à Elise et Manuel, Anne et Shaief, ainsi que Suay et James
pour leur disponibilité, leur gentillesse et leur soutien.

14 Mai 2014

Familles bilingues: la parentalité entre les culture – à vos marques, prêts, partez!

Découvrez aujourd’hui l’extrait de l’interview avec Elise et Manuel (pseudonymes), un couple franco-colombien qui vit avec leur enfant (9 mois) à Oxford. En échangeant sur leur expérience parentale, ils évoquent leur vécu de la grossesse en Angleterre. Elle a révélé pour eux le défi de se situer entre leur culture d’origine et les coutumes anglaises…

“Je n’ai pas trouvé ça facile, être enceinte à l’étranger! Entre les habitudes françaises et anglaises, j’étais un peu perdue Les Anglais disent « zéro foie, pas du tout de fromage (…) » de l’autre côté des amies Françaises me racontaient « tu peux manger un peu de foie gras et juste pas de fromage à pâte molle… Même chose pour le test de la toxoplasmose (obligatoire en France quand on n’est pas immunisée en tant que femme enceinte), en Angleterre on n’en parle quasiment pas, et on ne fait pas une fois le test… Je n’avais pas de repères, je me sentais insécurisée entre deux pays qui sont pourtant voisins.(…) »

« De mon côté, j’ai été surtout surpris qu’à la naissance de note enfant nous n’ayons pas vue de docteur ! Il n’y avait que des sage-femmes, ce qui a aussi beaucoup étonné ma mère ! En Colombie on accouche avec un gynécologue obstétricien. Pour ce qui est de la grossesse, j’ai encouragé Élise d’avoir confiance. »

« Il me disait toujours, ici aussi les bébés naissent, ça marchera, tu verras ! » (elle rigole)

« Et c’est vrai, hein ? »

« Oui, et notre enfant est né en pleine santé. »

 Merci à Elise et Manuel pour leur confiance et leur soutien dans le projet de mon livre.

 

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