Meeting Leone

It was one of these days, when the World Wide Net trapped me. Swinging from one lane to another, exploring, discovering new webpages, mainly blogs full of amusingdessin rencontre F&L or sad stories. Time was passing, but (as usual for a French who loves “vivre l’instant present”) I didn’t notice it. And then, all of a sudden, I saw some great illustrations. Well designed, clear lines with awesome humor. I loved it from the first page. And the title: Cornichons et Compagnie – Pickles and other stories. How lovely! I don’t have to mention that I have a voracious appetite and I read almost the entire blog.
A few months later, I was lucky enough to meet the person behind these great illustrations: Léone! A mid-twenty something creative girl living in Switzerland, teaching art in French and loving Britain where she lived and worked a few years ago. In the heat of Lyon, in front of us two huge salads, that was it: we talked about “God and the world” (“Über Gott und die Welt sprechen,” like the Germans say), we “put the world to rights” (“refaire le monde,” like the French say)… And two hours later a creative and exciting collaboration was born: Leone will draw the illustrations for the book “Bringing Up Children between Cultures”.
It’s amazing that sometimes it’s more than useful to get lost in the World Wide Web. I am so glad that I discovered Leone and glad that we can work together between England, France and Switzerland.

The book project is on its way. It’s getting serious – how exciting!
Don’t forget to follow the adventure on @oxfrognews and especially with #FamBtwCultures.

 

First Birthday candle for my book

candle-birthdaySometimes it’s worth just briefly pausing to think about what we have done with all our time. The book project about bicultural families started at the end of April 2014. More than 200 miles, a huge amount of anecdotes, loads of laughter, one puncture and a long walk home, several nuts, home-made bread slices and other nibbles later, I am amazed about where this book brought me to. With the parents I traveled to Trinidad and Tobago, Brazil, China, (…), Israel, the United States, the Netherlands, Chile and of course France, Germany, Spain and finally Britain, Wales and Ireland!
Thanks to all the Mums and Dads for their time and kindness of sharing their experience with me, giving me a glance of their adventures between their cultures with their kids. I feel honoured to write about them – and with them – these pages full of life, ideas and perspectives on a challenging topic: the transmission of our home-culture to bring up children as citizens of the world.
My fingers aren’t tired of typing about such amazing stories and experiences and I do my best to write quickly. There are still some subjects I want to explore more in depth, so if you want to take part in this project, drop me an email and hope to meet you soon.

Florentine

Une jour-nez rouge

imagesSi vous pensez que je vois (encore) rouge, vous n’y êtes pas du tout.
Je voudrais vous parler de la journée du nez rouge! Allons un peu de sérieux, allez-vous me dire et je suis tout à fait d’accord avec vous. On ne rigole pas du tout. La journée du pullover de Noël (12 décembre), celle du chapeau (27 mars) , celle du “mauvais” pantalon (26 juin) ou encore celle du jean (18 septembre), il y en a pour tous les goûts! Et détrompez-vous, derrière les titres hilarants, se cachent des levées de fonds pour la recherche médicale ou des causes solidaires. C’est la manière british de s’engager et de le montrer à tous. Continue Reading

1001 cartes de vœux

Gregre cartes de voeuxGregre est devenu bien british en ce début d’année. Il exhibe toutes ses cartes de vœux et attire la convoitise des voisins. Car attention, au-delà de la simple marotte anglaise, l’écriture et la réception de cartes de vœux est un must, un to do annuel. Le marathon doit commencer début novembre, car vu le nombre de cartes que chacun reçoit cela ne se fait pas juste sur un coin de table un dimanche après-midi. C’est de l’organisation germanique !
Tiens justement, le calendrier et espace de stockage en ligne Journl (crée par une équipe d’entrepreneurs à Oxford) a offert à tous ses clients une application pour préparer les fêtes et un dossier était dédié, vous avez deviné? Oui, aux cartes de vœux : quelle carte, pour qui, envoyée quand… ?
Je n’ose pas leur demander aux amis Rosbif s’il y a une secrète concurrence de qui a envoyé la carte en premier ? Ce qui est sûr, c’est que tout le monde aime en faire l’exposition dans sa maison. Chez nos voisins Ben&Margaret il y a même un fil au mur qui s’étend autour de dans toutes les pièces, juste en dessous du plafond où sont accrochés tous leurs trésors. Enfin, je les soupçonne d’exposer une collection regroupant les cartes des années précédentes, car je n’arrive pas à croire qu’on puisse recevoir plus d’une centaine de cartes de vœux d’un coup!

Le contenu d’une carte de vœux : un texto écrit à la main ?
« J’aime les recevoir, me confie une voisine amie, c’est un petit signe pour montrer qu’on pense les uns aux autres ! » devant un raisonnable éventail d’une dizaine de cartes. Certes, il est toujours plus touchant de recevoir un courrier qu’un courriel. Déjà il y a le toucher, le choix de la carte (souvent le bénéfice de la carte va à une association caritative), parfois le timbre –si on ne la pas déposé dans la boite aux lettres. Mais pour moi, le cœur du débat se situe dans l’ouverture de la carte, car il n’y a que peu, parfois pas de contenu. Juste une signature, un simple petit « x » pour dire bisous, et si on n’a pas de chance on n’arrive même pas à identifier l’expéditeur. Frustrant pour mon âme littéraire.
Un jour j’ai a eu le culot d’en parler à la maternelle de notre fille – car figurez-vous que les enfants de 3-4 ans « s’écrivent » aussi des cartes de vœux ! Les mamans ont beaucoup rit, mais personne n’a su expliqué d’où venait se manque de texte.
Cette année Gregre a reçu 14 missives et vite vite un bon nombre de cartes de vœux ont aussi été préparé pour les voisins et amis. C’est bon on est resté dans le cadre butoir du mois de janvier !
Mais pour 2015-1016 on a appris la leçon. Avec Gregre en poche je suis allée faire les soldes des cartes de vœux pour être équipée. Le stock est prêt ! L’agenda du mois de novembre 2015 est déjà rempli de rendez-vous d’écriture de cartes de vœux. Juste qu’en famille on sèmera un peu de sel franco-allemand, c’est ça aussi l’intégration multiculturelle : s’approprier les traditions du pays où l’on vit tout en y ajoutant sa propre touche.

Polite in the mud ?

footprint-254795_640 Une des premières notions qui nous vient à l’esprit lorsqu’on évoque nos voisins britanniques c’est leur sacro-sainte politesse. On peut râler sur l’éducation libérale des petites têtes blondes d’outre-manche mais une chose est enseignée avec ardeur et ce dès leur plus jeune âge, dire yes, please et no, thank you. Ils ne vous diront probablement ni bonjour ou au revoir, mais merci c’est sacré. Tout comme pardon, à tire larigot, mais ça, c’est un autre sujet.

Qu’elle ne fut pas alors ma surprise, le week-end dernier pendant une excursion en famille lorsque nous nous trouvâmes pris au piège par de la boue vaseuse ayant par moment des aspects de sables mouvants. Le ciel d’un bleu éblouissant nous avait tiré du notre canapé pour nous offrir un air doux et à la fois revigorant. Mais catastrophe, au retour, les jeunes et téméraires parents que nous sommes s’aventurent sur un nouveau sentier.reflection-357065_640-1 Continue Reading

L’été pour les familles bilingues : vacances ou visites familiales ?

(English version here, please)

Gregre vacances 1bisAprès des mois intenses à l’école pour les petits et au boulot pour les grands, est arrivé le temps du repos et de la détente ! Les Allemands parlent de « Tapetenwechsel » (littéralement « changement de tapisserie ») et en effet il est crucial de recharger les batteries en famille.
En ces mois estivaux, je vous propose de découvrir quelques extraits d’interview de mon projet de livre « Familles bilingues : la parentalité entre les cultures ». La question ? Comment gèrent-elles le défi entre vacances en « petit comité » au sein de leur cellule familiale et les attentes de la famille élargie ?

Bonne lecture de ces trois réponses recueillies au fil de mes interviews (pour en savoir plus, lisez ici)

Melanie (36) et Nathan (37) ont deux enfants de moins de 6 ans qui parlent les langues de leurs parents, allemand et hébreu.

Melanie Au début nous avions établi la règle qu’on partirait au moins une fois par an dans chaque pays. Mais finalement, pour être plus réaliste on en faisait plutôt deux voyages par an. (Nathan acquiesce) Et aujourd’hui on en est arrivé à un point où l’on insiste sur nos vacances à quatre, car rendre visite à la famille, ce n’est pas toujours de tout repos.

Nathan Et cette année nous partons pour Israël, mais nous louons dans une autre ville que celle où habite ma famille. C’est près de la plage, dans un lieu idéal pour passer des vacances. De là nous pourrons rendre visite à ma famille, mais ce sera différent. Nous serons indépendants tout étant immergé avec les enfants dans un environnement hébreu. Continue Reading

Les vacances sourient à l’Angleterre

Trolley WallyPetits et grands sont dans les starting blocs pour les vacances ! Détail particulièrement amusant de l’autre côté de la Manche : personne n’attend d’être sur les plages de sable fin pour enfiler ses tongues, shorts ou mini-jupes. Dès que le soleil pointe son nez plus de quelques dizaines de minutes -allez j’exagère à peine- on expose sa peau couleur Aspirine pour chopper un brin de Vitamine D. C’est drôle, j’ai alors l’impression d’être en vacances quand je vois mes voisins en tenue estivale dès le mois d’avril!
Pour les amateurs, voici un billet écrit justement en avril, le voici : Ne pas avoir froid… aux yeux !
Revenons à nos… vacances, puisqu’elles sont devant la porte ! Je voulais vous partager cette photo en guise de clin d’oeil déniché à la gare de Paddington à Londres. C’est une façon bien british d’éduquer les personnes à la civilité, la sacrosainte politeness comme dit sur l’île. On peut lire en gigantesque sur le sol de la gare “Don’t be a trolley wally” pour inviter les voyageurs à prendre soin de ne pas écrabouiller les doigts de pied ! Le mot wally désignant de manière familière “une gourde, un zozo ou encore un balourd”. Sur ces entrefaites, je vous laisse faire vos bagages les juillettistes -moi je suis aoûtienne donc les vacances ce sera un peu plus tard… et avec un sac à dos pour éviter tous doigts de pied !

Jeu de sable pédagogique

Little Messy PLay 2014-06 (2)Juste un petit mot de retour de l’école où j’ai déposé notre fillette. J’ai si souvent raté l’occasion de faire une photo de leurs multiples activités qui me donnent toujours envie d’avoir 3 ans… Ce matin, je n’ai pas pu résister devant ce grand bac à sable posé sur une table avec des pinces à cornichons et des baguettes asiatiques. Le tout pour aller à la pêche aux lettres… Vive la dextérité et aussi le plaisir d’écrire son nom avec les nouilles. Un régal pour les sens! Bravo à l’équipe des maîtresses pour leur créativité. C’est la version soft et instructive d’un “messy-play “.

Du sommeil au pipi, tout est une question d’entraînement

carry potty- A Hippie in a Minivan… en tout cas pour les enfants! Parmi les aspects que j’apprécie particulièrement dans ma “british life” c’est la découverte de la langue. À mes débuts lorsque je baragouinais plus que je ne parlais, la “stay at home mum” que j’étais apprenais à toute vitesse le vocabulaire lié à la petite enfance. Je m’emmêlais parfois les pinceaux entre “nap” (sieste) et “nappy” (couche) transformant le temps du repos en “nappy time”!
Côté éducation, idem le vocabulaire est d’une grande richesse -souvent inexplorée sur le continent. Ici on parle de “tummy time” pour encourager l’enfant à rester sur son ventre, muscler son dos, puis au fur et à mesure découvrir le quatre pattes… Les Anglais sont fort en matière d’encouragements (cf. mon billet “Good boy, well done”) parlent de “sleep-training” lorsqu’il s’agit d’accompagner l’enfant à dormir seul et “à faire ses nuits”. Continue Reading

Starting signal for the Bicultural Families Book

The end of April 2014 found me starting the writing project for my book
Bringing Up Children between Cultures.
The main idea behind my book is to interview bi-cultural couples in Oxfordshire
about their day-to-day experiences. This involves couples in which both partners
come from different countries, speak different languages,
and have different traditions, habits and therefore d
ifferent parenting styles.
Through anecdotes, stories and their own personal perspectives,
these couples will illustrate how enriching and sometimes challenging
parenting can be between different cultures.

 

TOP2 LinkedIn

Fin avril a commencé l’aventure du livre
“Familles bilingues  : la parentalité entre les cultures”.

L’idée est d’interviewer des couples vivant dans le comté d’Oxford
sur leur expérience quotidienne avec deux ou plusieurs cultures,
langues, traditions, habitudes et styles d’éducation…

A travers des anecdotes, des récits et
des analyses personnelles, ils mettent en avant combien il est enrichissant
mais aussi délicat d’être parents entre plusieurs pays.
(lisez la suite en français en bas, merci)

For today, here is an exclusive extract from the interview of a franco-colombian couple, Elise and Manuel (pseudonyms), parents of a nine months baby. During the interview we tackled the issue of being pregnant in Britain. They shared how challenging it was for them to bridge the gap between their cultural expectations and those of their host country. Continue Reading